jogging pictures/diaries
Trois projecteurs , sont placés sur des chaises et projettent sur des écrans des vues du sol et de la végétation du Bois de Boulogne. Ces images sont réalisées par Florent Meng lors de jogging quotidien. Seules quelques centaines de diapo sont projetées, les autres sont stockées. Le bruit mécanique des carrousels de projection rythme les images, nous ramène au rythme du coureur et rappelle la vitesse leur enregistrement. Geste moins obsessionnel que celui que propose Dieter Roth dans Reykjavik slides, Sans Titre (P.Places) est un travail sur les traces trouvées et les éléments surgissant le long d'un seul et même parcours, arpenté régulièrement. Vidée de toutes traces humaines, cette collection révèle un geste photographique routinier, évoquant les traces du temps, ses saisons comme son activité nocturne quotidienne. L'image prélève et désigne, ici, une réalité peu attachante, qui ne nous aurait pas arrêté, questionne ce qui les précède.
Ces photographies ne sont pas spectaculaires, peu images et proches du rien voir. Elles demeurent muettes aussi longtemps que celui qui les regarde ne s'efforcera pas soi-même de les entendre.
jogging pictures/diaries
Three projectors on chairs project views of the ground and vegetation of the Bois de Boulogne onto screens. These are images created by Florent Meng during daily runs. Only a few hundred slides are projected, the others are stored. The mechanical sound of the projection carousels sets the rhythm of the images and reminds us of the runner's rhythm and the speed at which the images were captured. Less of an obsessional process than that suggested by Dieter Roth's Reykjavik slides, "Sans Titre (P. Places)" is a work on traces found and elements appearing along a single route followed on a regular basis. Devoid of any human artifacts, this collection underlines a routine
photographic process that reveals signs of the passage of time, its seasons, and its nocturnal activity. Here the image samples and signals an unremarkable reality that would not otherwise have drawn
our attention.
These photographs are not spectacular, contain little imagery and are akin to seeing nothing. For as long as the viewer does not make a conscious effort to hear them, they remain silent.



